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Robert Janvrin
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26 avril 2021
Robert Janvrin

Décès - Hommage à Robert Janvrin

Robert JANVRIN nous a quittés le lundi 26 avril dernier. Son départ nous affecte beaucoup et il nous a semblé pertinent de faire s’exprimer quelques-uns d’entre nous qui l’avons bien connu pour attester unanimement de la valeur ce camaraded’Ecole qui a tant compté pour nous.

Les échanges rappelés ci-dessous par Pierre, Michel, Marc, Philippe et Linda témoignent de cette culture qui a animé sa vie :

 

PIERRE PARISOT (ESB 29) ET MICHEL FABER (ESB 38)

Robert Janvrin (ESB 37) nous a précédés à la présidence de l’AIESB. Sa disparition provoque notre deuil.

En effet l’AIESB lui doit beaucoup ; tout d’abord d’avoir maintenu notre association dans des moments difficiles qui menaçaient son existence même. Par ses qualités humaines et de manager, Robert a su lui redonner de la vie et del’espoir. Il nous a convaincus du rôle utile que pouvaient jouer des Présidents dans une association. Il nous a aidés, conseillés, encouragés à poursuivre l’œuvre qu’il avait entreprise.

Nous nous souviendrons de son grand professionnalisme, de sa capacité à nous faire partager ses idées et de la chaleur qu’il mettait dans ses relations avec nous tous.

C’est effectivement les grandes qualités humaines de Robert qui rendent son départ si émouvant, depuis les expériences à l’Ecole, avenue de St Mandé à Paris, en passant par les moments splendides sur les pistes de ski puis les rencontres professionnelles et bien sûr son management de notre association.

Ainsi, la culture de Robert et le souvenir de son optimisme en toutes circonstances marqueront pour longtemps le réseau des ingénieurs ESB.

 

UN ENTRETIEN AVEC ROBERT, RELATÉ PAR MARC DUMONTIER (ESB 48) :

Lorsque Robert a été élu Président de notre association en 2004, parmi les dossiers qui l’attendaient, deux notamment étaient d’importance capitale :

  • Les relations entre notre association et l’Ecole n’étaient pas au beau fixe (sic !)

  • Les relations entre notre association et certains prestataires extérieurs ne l’étaient pas davantage.

En bon manager qu’il était (Directeur des grands travaux chez Eiffage avec en particulier les constructions de l’Hôpital de Saint Nazaire puis du Viaduc de Millau) il a tenu à s’entretenir avec les administrateurs de l’AIESB de l’époque.

Je me souviendrais toujours de notre entretien qui n’a pas duré plus de 5 mn :

- Marc, que penses-tu des relations entre notre association et l’école ?

- Elles ne sont pas saines

- Et on fait quoi ?

- Il nous appartient de proposer et d’améliorer la situation en veillant à ce que les deux parties en sortent par le haut

- J’aime bien l’idée. Et pour les prestataires ?

- Pareil

- OK, j’adhère. A moi les relations avec l’Ecole, à toi celles avec nos prestataires.

Les années qui ont suivi ont confirmé la justesse de sa vision.

Robert est un grand parmi nous.

 

QUELQUES MOMENTS PARTAGÉS AVEC PHILIPPE AMIEUX (ESB 36)

C’est avec émotion que je participe à la mémoire de Robert, cet ami des bancs de l’ESB à Paris puis sur les pentes de ski avec sa femme Edith qui l‘a accompagné depuis.

Nous nous sommes retrouvés à Singapour dans les années 80 quand il réalisait 15 000 logements sociaux pour la ville Etat.
C’est là qu’il a confirmé ses qualités managériales face à des collègues plus jeunes et plus diplômés.

Une anecdote qui illustre une partie de son caractère, son sens de léquité et du partage, fut d’élaborer un cadre de vie à l’européenne dans une société asiatique qui occultait quelque part le confort des ouvriers.
Il voulait loger 4 personnes par container avec une climatisation au lieu des 8 sans climatiseur, selon l'usage local.

On lui a interdit de le faire et sa hiérarchie a cédé afin de maintenir la paix avec les autres entrepreneurs.
J’ai appris, quelques années plus tard, que ce concept avait finalement été retenu et mis en œuvre.

Nous nous sommes également retrouvés à Pékin quand il construisait le China World Trade Center, un projet à la chinoise de 40 000 m2 je crois. Il a su mener à bien ce chantier assez colossal dans un environnement pas toujours bienveillant.

Grâce à sa volonté d’écouter et de s’adapter, il a fait appel à des artistes de rue pour repeindre intelligemment et surtout artistiquement toutes les palissades entourant le chantier de l’Hôpital de St Nazaire qu’il dirigeait de main de maître ! Il a continué à prendre de la hauteur en participant à la finale du célèbre viaduc de Millau.

Robert, une fois de plus, a démontré ses qualités et a prouvé que l’ESB peut mener à tout !

 

QUELQUES SOUVENIRS DE LINDA (ANCIENNE DÉLÉGUÉE DE L’AIESB)

J'ai appris, comme beaucoup sans doute, avec une grande tristesse le décès de Robert Janvrin.
Je l'ai côtoyé de nombreuses années à l'AIESB et particulièrement durant ses années à la présidence de l'Association. C'était un homme comme on en rencontre peu. Il se souciait toujours de l'être humain et de son prochain. Il avait une confiance en la jeunesse et le sens du travail en équipe.

Je me souviens particulièrement des journées de présentation à l'École devant les étudiants. Lorsque Robert présentait sa carrière, on aurait entendu une mouche voler... Je suis sûre que nombreux sont ceux qui se souviennent de ces moments.

Il faut dire que son parcours forçait le respect. Mais il avait également la manière de se présenter, de mettre en avant l'aventure humaine de chaque projet et sa passion pour son métier était communicative.

Il racontait souvent aussi que, chez Eiffage dans son service, il avait instauré des journées sans mail pour que les gens, en interne, continuent de se parler de vive voix.

Tout est dit !

Bon vent Robert, et Merci pour tout ce que tu as apporté aux ESB.

 


Pour toutes ces raisons nous garderons longtemps le souvenir de Robert.

Enfin, nous adressons à Edith, son épouse, ainsi qu’à toute sa famille nos plus sincères condoléances et notre très cordiale sympathie.



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