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Archives : Il y a 70 ans ! Les souvenirs de Yves Morel, 18e promotion

17 mai 2024 Alumni

Les alumni de l'AIESB partagent leur histoire et leurs d'archives ! Vous avez envie de partagez les vôtres ? Ecrivez-nous.

Yves-Morel de la promotion 18, nous a ainsi fait le plaisir de partager des moments marquants de ses années ESB.

"Le jour de la rentrée les élèves se retrouvent et parlent de leurs vacances, mais ce n'est pas le cas des auditeurs libres, qui viennent d'horizons très divers, étrangers y compris, et qui entrent directement en deuxième année. Parmi eux se trouvent entre autres Jean-Marc Lambillon (18e, 1928/2022), Charles Leriche (18e, 1930/2023) et moi (1932).

Tout le monde s'installe dans la salle de cours et nous nous retrouvons fortuitement assis ensemble dans la même rangée. On suit les cours avec intérêt, on échange nos impressions et nous sympathisons très vite.

L'année scolaire se déroule normalement et aux vacances de Pâques, Lambillon, qui est belge, propose à Leriche et à moi d'aller faire un tour à Bruxelles. On est d'accord, Leriche dispose d'une 4CV Renault prêtée par son père et Lambillon établit le programme : soirée dans une boîte de nuit de sa connaissance, sans oublier d'aller voir l'urinoir gothique situé sous la cathédrale Ste Gudule, puis visite à Tervuren dans un institut du bois où nous sommes invités.

Dans la boîte de nuit, vu les tarifs, nous prenons la consommation minimum, soit une seule demi-bouteille de champagne pour nous trois! En constatant cela les entraineuses, qui avaient commencé à nous aguicher et à s'intéresser à nous en dévoilant quelque peu leurs charmes, n'insistent pas et se tournent vers d'autres clients.

Le lendemain, à Tervuren, nous constatons que nous sommes attendus comme des spécialistes avertis (vue la renommée de l'ESB) et on nous demande notre avis sur différents points. En utilisant ce que nous avons déjà retenu des cours, nous arrivons à nous en tirer honorablement et nous reprenons la route de Paris.

Un peu avant la fin de l'année scolaire, il y a le voyage d'étude avec le directeur de l'Ecole. Nous partons tous en car, très excités, nous chantons à tue-tête, ou racontons des histoires drôles, avec toutes sortes de variantes plus farfelues les unes que les autres et notre chauffeur, très philosophe, s'en amuse, tout en trouvant qu'à la fin de la journée cela fait du bien de s'arrêter.

Première étape à St. Fargeau, dans l'Yonne, où le soir après le diner nous nous répandons dans la ville. Avec Leriche et Lambillon nous réussissons, sans nous faire repérer à récupérer sur une maison une jolie plaque de faïence bleue portant en blanc le numéro 18. Ce n'est pas peu fiers que nous la rapportons comme un trophée que l'on fait discrètement admirer aux copains. Pendant ce temps d'autres font une cour assidue à une fort jolie serveuse remarquée au restaurant et à laquelle cela n'a pas l'air de déplaire du tout.

Une autre étape a lieu près de la forêt de Tronçais, avec visite de la futaie Colbert et de ses chênes remarquables et visite aussi d'un fabricant de tonneaux qui préparait ses merrains. Je rencontrerai cet homme 30 ans plus tard au cours d'une visite dont je serai l'organisateur et il me racontera qu'il se souvenait très bien du passage de l'Ecole du Bois et du chahut que l'on avait mené alors.

Vers cette période aussi j'avais eu l'occasion de contacter Bernard Meissonnier dont j'avais appris par un ami commun qu'il réalisait des plantations d'arbres. En fait il ne travaillait pas pour de vastes plantations forestières mais pour créer des espaces verts au profit des communes ou de collectivités diverses. Nous n'avons donc pas fait "d'affaires" mais j'aurai néanmoins le plaisir de le retrouver lors du 50eme anniversaire.

50 ans plus tard des anciens élèves décident de fêter le 50eme anniversaire de la 18eme promotion et choisissent Paris comme lieu de  rencontre. Parmi eux Pierre Finon (ESB 18), qui habite dans le midi, est plus spécialement chargé d'organiser l'ensemble. Il demande alors leur collaboration aux anciens qui habitent Paris pour trouver le restaurant qui conviendra (surface suffisante, menu satisfaisant et d'un prix abordable, emplacement pratique etc...). Nous sommes plusieurs à chercher et c'est pour moi l'occasion de retrouver Lambillon et Leriche que j'avais perdu de vue et qui n'avaient plus de contacts entre eux depuis qu'ils étaient entrés dans la vie professionnelle.

Nous nous retrouvons alors avec joie et, pour ne plus se perdre, nous prenons la décision de déjeuner ensemble trois fois par an, en dehors de la période des vacances d'été où chacun part dans sa famille.

Nous explorons ainsi des restaurants assez divers, plus un restaurant belge, en banlieue, où Lambillon a ses habitudes. Après quelques années, l'âge venant, nous choisissons un restaurant situé à la Bastille où Leriche et moi allons facilement à pied, Lambillon étant déposé en voiture par son épouse, à charge pour nous de le remettre dans un taxi quand nous décidons de rentrer. Nos repas durent souvent longtemps et le restaurateur nous installe dans une zone tranquille où nous pouvons bavarder tant que nous voulons. Puis, la vieillesse ne nous épargnant pas, nous devenons durs d'oreille et plus ou moins perdus dans le temps ou dans l'espace. Nos conversations deviennent alors des plus pittoresques mais ne manquent jamais de saveur pour nous.

Finalement c'est la "covid" et ses conséquences qui ont fini par nous séparer, définitivement cette fois".

Retrouvailles à Paris le 19 juin 2015

Madame et Bernard MEISSONNIER - Paris 19.06.2015

Pierre FINON 

Madame et Bernard MEISSONNIER 

LERICHE, MOREL, LAMBILLON, MEISSONNIER et FINON 

LAMBILLON, MEISSONNIER

LAMBILLON, FINON, LERICHE

J.M. LAMBILLON, Ch. LERICHE 

Charles LERICHE 

B. MEISSONNIER, P.FINON

 

 

 

 

 

"Le texte de Yves Morel est très représentatif de l'ambiance d'amitié dans laquelle ces amis ont vécu leur jeunesse et leurs études"


Monsieur et madame Meissonnier.

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Contactez-nous!
06 25 96 30 02 ou au 02 40 18 12 54 ou par email à contact@aiesb.org.

 

Nous serons ravis d'avoir de vos nouvelles.

A très bientôt




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1 Commentaire

Alain DÉCUQ (Ingénieur, 35)
Il y a 27 jours
Qui reste encore parmi nous de cette 18em promo fort décimée; tous nonagénaires; MOREL? MEISSONNIER?
Qui pourrait me dire le devenir de MALHERBE, le parqueteur de CONLIE 72 qui avait 50 ans d'avance sur les "énergies dites nouvelles aujourd'hui", avec lequel nous sillonnions pour 3francs six sous dans les années 80 les routes de la SARTHE à bord de sa fantastique "Versailles" à gazogène;? Quel homme remarquable! Ce fut un "très" grand président des marchands de bois sarthois;
réponse à : "alain.decuq@orange.fr" ou 06 08 02 90 45

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